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Marché des Chandines                                                                                        13 octobre 2001


Une quinzaine d’artisans revisitent la tradition et les produits du terroir.

Non, ce n'est pas un concert de percussions que l'on entend en arrivant. Mais bien le doux son du battage à l’ancienne, entré dans la tradition et que le marché aux Chandines, qui s’est tenu samedi 13 octobre à Delley, propose de redécouvrir. Les Fléaux Jorat s'en donnent à coeur joie dans la cour de la ferme, triturant le grain à grands coups de flo ou fléau selon les écoles. L’outil est composé de ce qui ressemble à la partie supérieure d'une batte de baseball reliée par un cordon de cuir à un manche bois. Et ils «boum», tantôt sur un rythme de valse, tantôt sur un tempo de bossa-nova.

Quand j'étais petit, pendant la guerre, on faisait encore comme ça, explique Jean-Jacques Ding, le chef d'orchestre. «Oui, on tapait en rythme, au moins à deux. Sinon pas moyen de tenir la journée. Bon, c'était peut-être pas aussi élaboré, sourit-il, pas peu fier.

Françoise, qui se charge des 150 litres de soupe de chalet, et Christian, préposé au jambon, transpirent aussi. Il y a eu 800 visiteurs, la moitié de bouches à nourrir l'année dernière et au moins autant cette année. Toutes ont le sourire.

LE CANTON DE LA BROYE

C'est pour ça que nous remettons ça pour la troisième année consécutive», se réjouit Anita Ruegsegger, la maîtresse des lieux, visiblement soulagée de pouvoir s'asseoir un instant.

C'est une manière de remercier les gens qui viennent acheter des produits à la ferme durant l'année. Et aussi de se faire connaître. Mais je le fais avant tout par passion, par folie, et pour faire connaître la région. La Broye, il faudrait en faire un canton », plaisante cette Glânoise d'origine. Chaque année, elle fait venir des artisans différents pour que chacun ait l'opportunité de montrer ce qu’il fait. Il n'y a que les pêcheurs qui sont un peu plus réticents. Et Hans Geissbühler, qui tresse inlassablement ses corbeilles en osier, est fidèle au poste depuis la première édition.

Les enfants, eux, ne savent plus ou donner de la tête. Le château gonflable n'a pas désempli et les cheveaux, principaux «artisans» des ba- lades en calèche, ont fini la journée sur les rotules. Le marché aux Chandines? Un délice, pas seulement pour le palais.
 

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