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La Police du Lac semble ignorer le danger par gros temps
19 octobre 2007
«La Liberté» a consacré cet été un article à la Police du Lac de Neuchâtel. Les différentes tâches qui lui sont dévolues y étaient décrites de manière si agréable qu'elles rendaient celle-ci fort sympathique.

J'ai dû déchanter le 6 août dernier vers 19 heures. Le temps était gris, un coup de joran soufflait méchamment. Qui connaît le lac sait de quoi je veux parler. Pas le moindre bateau à
l'horizon, pas un seul oiseau aquatique, personne, un désert de grosses vagues.
En sortant du port de Gletterens, je pris l'option de rentrer à Portalban par le plus court chemin, en
traversant une zone interdite à la navigation en toute connaissance de cause. Trois personnes m'accompagnaient sur ma chaloupe. Je suis issu d'une famille de pêcheurs professionnels. Depuis mon plus jeune âge, je navigue sur ce
lac. Je le connais, je l'aime, le respecte mais je sais qu'il ne faut pas s'en moquer.
Alors arrive dans mon dos une vedette de police. Contrôle des permis. J'explique ma démarche: «Je ne veux pas prendre de risques avec trois personnes à bord, c'est la raison pour laquelle je navigue dans cette
zone.» Il n'existe pas de personnes plus sourdes que celles qui ne veulent rien entendre, c'est bien connu. Et hop, on verbalise! La loi c'est la loi! C'est quand même un comble! Amende de 340 fr. pour ne pas avoir mis en danger
la vie de mes passagers! Le bon sens existe-t-il encore sur cette planète?
Michel Pury, Portalban |